
Puisque nous en sommes à cette période de l’année, je commence en vous racontant l’anecdote du mari qui, à la demande de sa femme, s’en va au verger cueillir des pommes. Surprise par la petite quantité de pommes qu’il rapporte, elle lui demande si les arbres n’en contenaient pas plus ? Pas du tout, les pommes étaient abondantes, mais c’est que j’avais seulement un petit sac, lui répond son mari. Rapidement, mon sac était plein ! J’en ai ajouté quelques-unes dans mes poches, mais voilà tout ce que j’ai pu te rapporter.
L’analogie avec le champ de blé est la suivante : pour avoir de bons rendements, il faut s’assurer que le récipient sera assez grand !
Vous l’avez sans doute entendu plus d’une fois, les trois composantes principales du rendement dans les céréales sont le nombre d’épis par unité de surface, le nombre de grains par épi, et finalement, le poids moyen des grains.
Les conditions peuvent être optimales et les ressources abondantes au moment du remplissage des grains, mais si le nombre d’épis et le nombre d’épillets fertiles sont insuffisants, c’est comme aller aux pommes avec un sac trop petit… on repart avec beaucoup moins que ce qu’on aurait pu avoir !
1. Nombre d’épis par m ?
Déterminé principalement entre la levée et la fin du tallage. Pour le blé d’automne, une grande partie du potentiel d’épis est déjà déterminée avant la reprise de croissance printanière. Il importe donc de tout mettre en œuvre pour réussir l’implantation et stimuler la formation des talles d’automne.
Trucs de pros :
Pour le blé de printemps comme pour le blé d’automne, n’oubliez pas d’ajuster votre taux de semis selon le PMG de la semence choisie et assurez-vous que votre semoir est bien calibré. Le taux de semis doit aussi être ajusté en fonction de la date et de la méthode de semis. On vise suffisamment de plants (et de talles) pour obtenir 650 épis/m2 dans le blé d’automne, et 550 épis/m2 dans le blé de printemps.
2. Nombre de grains par épi
Déterminé principalement entre le début de la montaison et la floraison. Autour du stade épi 1 cm, lorsque vous ouvrez la tige et découvrez le mini épi, la construction de son architecture est généralement complétée. C’est-à-dire que le nombre d’épillets est déterminé.
Nos interventions visent alors à préserver la fertilité des épillets et s’assurer d’une bonne pollinisation du blé.
Trucs de pros :
3. Poids des grains (PMG)
Déterminé principalement après la floraison, pendant le remplissage du grain. Au moment de la pollinisation comme durant le remplissage des grains, des facteurs hors de notre contrôle, tels que la température élevée ou le manque d’eau peuvent nuire au bon développement de la culture.
Pour réussir l’étape du remplissage des grains, on mise sur un sol en santé et bien pourvu en nutriments. Il est important de maintenir les trois dernières feuilles vertes et actives le plus longtemps possible. La protection de la feuille étendard et de l’épi à l’aide de fongicides permet de maintenir la santé des plants. L’ajout d’un biostimulant lors de ce passage aide la culture à faire face aux différents stress abiotiques.
SQS
Blés de printemps exclusifs au Réseau Agrocentre :
Découvrez nos variétés exceptionnelles !
Kerson
Le look d’un vrai fourrager avec ses feuilles-étendards larges, rendement exceptionnel !
Sur une moyenne de 3 ans dans les essais du RGCQ, il termine avec :
C’est un blé de provende à gros grains et assez haut, qui a une excellente résistance à la fusariose de l’épi.
Coralia
Tenue incroyable, rendement impressionnant !
Données RGCQ disponibles seulement pour 2025 (moyenne 1 an). Nouvelles données à surveiller cet automne.
C’est un blé de provende à petits grains, un peu plus court que le Kerson et très résistant à la verse. Il est peu sensible à la fusariose de l’épi.
L’an dernier, Kerson et Coralia ont terminé tous les deux dans
le top 3 du classement RGCQ dans toutes les zones.
Dagon
Un vieux routier ! Le Dagon est un blé panifiable avec un bon potentiel de rendement, qui répond bien à la régie intensive.
Des blés d’automne qui font des jaloux !
Au niveau des blés d’automne, nous sommes fiers de vous offrir deux variétés de blé à pâtisserie (SRWW) qui trônent en tête de peloton dans les essais du RGCQ. Le UGRC Ring, qui fait ses preuves depuis quelques années, et le nouveau Swoop, un blé sans barbe à très haut potentiel de rendement, de hauteur moyenne, qui a une bonne résistance à la fusariose de l’épi. Ce sont deux variétés qui ont une très bonne survie à l’hiver et qui vous impressionneront par leur potentiel ! Blé à pain recherché à haut taux de protéines, le Lexington vous charmera par sa tenue remarquable et son bon rendement.