La ventilation des silos, un sujet toujours d’actualité !

Eh oui, malgré une pandémie mondiale, il n’en reste pas moins que certaines choses ne changeront jamais. On ne peut minimiser l’importance de sécher adéquatement et de bien conserver le grain après avoir mis autant d’argent afin de le produire. La décision de mettre la « switch à ON » est un art qui requiert des connaissances. Bien que notre climat ne permette pas toujours d’utiliser la ventilation pour faire sécher le maïs (voir impossible à l’automne 2019), cette technique est encore très populaire pour baisser l’humidité des céréales et du soya.

Pour sécher et aérer le grain adéquatement, il faut avoir le bon ventilateur de silo, afin de fournir un débit d’air assez élevé pour la quantité de grains qui s'y trouve. Pour aérer, il faut autour de 0,2 CFM/bu (pied cube par minute par boisseau de grains), alors que pour sécher du grain, le débit d’air devra être plus élevé (1 à 2 CFM/bu). Une règle générale dit que si l’on met une feuille de papier à la surface du grain et que celle-ci flotte, on a assez de débit pour sécher le grain. Plus il y a de vent, plus rapidement la température du silo peut changer. À 0,2 CFM/bu ça prend environ 80 heures pour que la température change sur toute la hauteur du silo alors que ça ne prendra que 15 heures à 1 CFM/bu. Abaisser l’humidité du grain est encore plus long que de faire varier la température et dépend non seulement du débit d’air, mais aussi du type de grain et de l’humidité initiale. Si la capacité de ventilation n'est pas connue, il y a une méthode simple qui consiste à vérifier combien de CFM le ventilateur produit selon sa force (environ 1000 CFM par HP), et de diviser par le nombre de boisseaux que le silo contient (une tonne de blé et de soya est environ 36,74 boisseaux). Ce simple calcul ne tient pas compte de plusieurs facteurs qui affectent le mouvement de l’air à travers le grain : la hauteur du silo, le type de grains et la propreté de l’échantillon. Plusieurs institutions, dont l’université Purdue, offrent des chartes qui tiennent compte de ces paramètres. Sinon, les fournisseurs d'équipements de séchage peuvent nous renseigner. Il est à noter qu’il faut environ 1 pied carré de sortie d’air/1000 CFM pour sécher uniformément.


Une fois qu’on a les infrastructures adéquates pour ventiler notre silo, il faut savoir quand actionner le moteur. Dans un champ, l’humidité, tout comme le rendement, n’est pas constante d’un endroit à l’autre. Des poches d’humidité élevée causent souvent des surprises à l'été, alors que la teneur en eau de l'échantillon testé était adéquate. Au début du remplissage, il faut tenter d'uniformiser la température et l’humidité à l’intérieur du silo. Il est préférable de ventiler sans arrêt, pendant quelques jours, à moins bien sûr qu'il pleuve ou que l’humidité extérieure soit très élevée. Il est à noter qu’en présence de déchets de battage, il serait bien de sortir le ‘cœur’ du silo à la fin du remplissage de celui-ci, sinon le système d’aération aura de la difficulté à sécher au centre de l'amas. Il est aussi important d’égaliser le grain à la surface du silo, sinon le centre prendra beaucoup plus de temps à sécher, puisque l’air s’échappera des côtés où il y a moins de résistance. Une fois qu’on a uniformisé le silo, il faut allumer le ventilateur seulement lorsque l’humidité relative de l’air extérieur est à 70% ou moins. Une charte de la courbe d’équilibre air-grain, peut aider, selon le grain qu’on veut sécher à se rapprocher de l’humidité finale souhaitée. Si l’on pense vendre le grain peu après la récolte, on peut essayer d’être le plus proche possible de l’humidité désirée par l’acheteur, pour vendre plus de poids. Si l’on pense entreposer le grain quelques mois, il serait bien de viser 1% à 2% plus bas que l’humidité finale désirée afin d’éviter le développement de moisissures. Une fois que l’humidité finale est atteinte, la dernière étape est de baisser la température de la masse le plus proche possible de 0°C, sans faire monter l’humidité de celle-ci, afin de maximiser la durée d’entreposage du grain. Au printemps et à l’été, par le principe de convection, l’air chaud qui frappe les parois du silo fera descendre l’air froid dans le bas et celui-ci deviendra plus humide. Il faut démarrer l’aérateur lorsque la différence de température est de 7°C entre l’air extérieur et le grain pour uniformiser le grain de nouveau. En été, il est plus difficile de garder le grain froid. Puisque les problèmes d’insectes surviennent lorsque le grain est au-dessus de 17°C, il faut essayer de maintenir le grain aux températures de nuit. Il est nécessaire de vérifier le contenu des silos aux 2 semaines ; si des odeurs émanent du grain, actionner le ventilateur durant les températures les plus froides de la journée sera bénéfique. 


Alors bonne saison des récoltes à tous, et prenez soin de vos grains !


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