
Avez-vous remarqué que depuis quelques années, on voit de plus en plus de carences en potassium dans les champs de soya ? Ces zones où l’on voit des feuilles jaune pâle, surtout en juillet ? Plusieurs facteurs peuvent causer ce type de carence : une mauvaise aération du sol, de la compaction, trop peu d’humidité dans le sol, un faible taux de matière organique, un sol à texture plutôt sableuse, et évidemment, une réserve en potassium insuffisante. Le soya est une plante qui prélève beaucoup de potassium au cours de son développement. Lorsqu’une carence est observée, il est prouvé qu’une application de potasse peut régler la situation et être payante ! Mais l’idéal est de fertiliser le champ selon l’analyse de sol et la grille de fertilisation du CRAAQ, plutôt que d’attendre l’apparition de symptômes de carence pour le faire. Une application en postlevée (V3-V4) peut être envisagée, car le soya n’a pas un grand besoin en potassium en début de saison. À partir du stade V8 (environ 50 jours après l’émergence), les besoins augmentent rapidement. Une application en postlevée plutôt qu’en présemis permet d’étaler les travaux et de libérer du temps au printemps. Plusieurs sources de potassium sont disponibles, la plus utilisée étant le muriate de potasse. Il y a aussi le K-Mag®, qui fournit du magnésium en plus du potassium. En sol sableux, le niveau de Mg est souvent faible, et un apport de K-Mag® permet de balancer l’ajout de potassium et de ne pas accentuer le manque de disponibilité du magnésium. Il y a aussi le produit Aspire®, qui est une source de potassium et de bore. La majorité des sols du Québec ont une faible teneur en bore, alors il pourrait être intéressant d’enrichir nos sols de cet élément, tout en ajoutant notre potassium ; faire d’une pierre deux coups !