Réinventer la mise en marché de proximité

Sur la ferme Gérard Beauchemin, l’innovation a un nom : Domaine Vinéterra. Ce domaine, c’est le projet d’Isabelle Beauchemin, la fille de Gérard, de son conjoint René-Carl Martin et de leur fille Éliane. Cette dernière, qui termine à peine sa technique en transformation des aliments à l’ITA est déjà actionnaire de l’entreprise.

Après avoir obtenu chacun dans une université différente un bac en géographie, René-Carl et Isabelle se sont rencontrés alors qu’ils faisaient une maîtrise en environnement à l’université de Sherbrooke. À leur sortie de l’université, ils ont tous les deux travaillé en pharmaceutique pendant quelques années, puis sont revenus s’impliquer sur la ferme familiale, une ferme de grandes cultures.

Pour eux, l’innovation a été de créer un pont entre la ferme, et un lieu d’agriculture écologique et de proximité, accessible au grand public, où les produits offerts sont exclusivement locaux, et de grande qualité. Il y a environ 10 ans, l’idée d’un vignoble commence à faire son chemin ; ils ont l’emplacement pour le faire, ils souhaitent reprendre contact avec les clients, et la viticulture les passionne. À l’été 2020, le Domaine Vinéterra ouvre ses portes et commercialise ses premiers vins ! Une des motivations de René-Carl et sa famille était de gagner en autonomie au niveau de la mise en marché des produits, ne plus dépendre juste de la bourse.

Du côté de la ferme Gérard Beauchemin, René-Carl est fier d’avoir atteint l’an dernier leur objectif de cultiver du maïs, du soya et des céréales en superficies égales. Pour lui, produire autant de blé, c’est vraiment l’idéal pour la gestion des fumiers et la possibilité d’améliorer la santé des sols avec des cultures de couverture. En 2021, il vise l’intégration de l’orge brassicole dans la rotation. Parce qu’au-delà du vin, il voudrait que Vinéterra propose plusieurs produits issus de leurs propres cultures : tofu fabriqué sur place à partir de leur soya IP, bières brassées avec leur orge, pizzas au four à bois préparées avec la farine de leur blé, etc. Ils cultivent déjà du maïs sucré, des courges et des citrouilles pour la vente au kiosque, et proposent également les produits de cultivateurs et d’artisans locaux.

Être curieux, s’associer à des meilleurs que nous, savoir écouter, et apprendre d’eux ; voilà, selon René-Carl, le secret pour s’améliorer et se développer.


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