L’innovation sous toutes ses formes

L’an dernier, nous avions choisi de souligner l’importance de la relève en agriculture dans notre édition de janvier. Ce sont possiblement tous ces jeunes dynamiques avec lesquels nous travaillons qui nous ont inspiré le thème de cette édition-ci : l’innovation ! Ne vous méprenez pas, l’âge n’est pas un déterminant de l’innovateur, mais c’est un fait que l’énergie de la jeunesse motive et stimule !

Wikipédia propose une définition de l’innovation qui nous plaît bien, en la présentant comme étant la « recherche constante d'améliorations de l'existant ». Il s’agit en fait d’être imaginatif et curieux, de générer des nouvelles idées qui nous permettent de nous améliorer et de nous renouveler. Les motivations sont diverses : gain d’efficacité, réduction des coûts, augmentation des rendements, conscience sociale et environnementale…. Et pour certains, l'innovation est simplement une façon d’être !

Pour le réseau Agrocentre, c'est important de toujours être au-devant. Nous sommes conscients du défi que représente le fait d'accompagner nos clients dans leurs quêtes de nouveautés, d'être « challengés » par leur désir de s'améliorer et d'aller plus loin. Mais bien servir les producteurs agricoles et faire notre possible pour faire progresser leurs entreprises a toujours été notre mission. Nous avons des conseillers qui s'intéressent à l'alimentation des animaux et qui cherchent des moyens d'augmenter la valeur nutritionnelle des fourrages, d'autres qui ont développé de grandes connaissances des plantes de couvertures. Dans chaque agrocentre, nous avons au moins un « super utilisateur » d'AgConnexion qui a comme rôle de s'approprier et rendre accessible cette technologie. En production maraîchère, nous avons des conseillers passionnés, qui assistent leurs clients dans une approche de lutte intégrée, qui testent des produits de remplacement, des solutions alternatives et plus durables. Bref, nos équipes sont « allumées » !

La théorie de M. Rogers

Au début des années 1960, un sociologue et statisticien américain du nom d’Everett Rogers a publié une théorie sur la diffusion de l’innovation, théorie à laquelle on réfère encore aujourd’hui. Selon le modèle de M. Rogers, les innovations, les nouvelles idées et pratiques se diffusent dans la société sous l’influence de différents groupes d’individus, jusqu’à ce qu’une masse critique les adopte, puis qu’elles deviennent la norme. Au départ, il y a les innovateurs, petit groupe de gens branchés, toujours à la recherche de nouveautés, qui n’ont pas besoin de l’avis des autres pour essayer, et qui partagent volontiers leurs expériences (ils ne représentent que 2.5% de la population). Les innovateurs vont rapidement inspirer les premiers adeptes (early adopters en anglais), une masse plus importante de personnes (13.5% de la population) qui sont aussi très ouverts à essayer des nouvelles choses et qui eux, vont vraiment servir d’exemple et encourager la majorité précoce (34% de la population). Viennent ensuite la majorité tardive (34%) et les réfractaires (16%), qui sont généralement plus sceptiques ou plus traditionnels, et qui mettront plus de temps à faire évoluer leurs pratiques. Bien que ce modèle n’ait pas été développé spécifiquement pour le monde agricole, il peut certainement s’y appliquer ; les pourcentages de gens appartenant aux différents groupes peuvent varier, mais indéniablement, nous connaissons tous de ces « influenceurs » en agriculture !

Dans les prochaines pages, nous vous présentons 5 producteurs qui, à notre avis, font partie de l’une ou l’autre des deux premières catégories énumérées ci-haut.


Du champ à l’étable

Ferme Bertrand Rochat inc. - Laurent Rochat - Saint-Césaire


Se diversifier et se renouveler

Depuis ses débuts en agriculture, Benoit Hervieux a eu un parcours assez mouvementé. En 1994, il débute la culture du


L’innovation de père en fils

Chez les Gauthier, l’innovation est une façon d’être ; on dirait presque qu’elle fait partie de leur code génétique. Ça


Réinventer la mise en marché de proximité

Sur la ferme Gérard Beauchemin, l’innovation a un nom : Domaine Vinéterra. Ce domaine, c’est le projet d’Isabelle


Conservation et durabilité

Détenteur d’un bac en agroéconomie de l’université Laval, Louis-Éric Trépanier représente la 4e génération à s’impliquer