Du champ à l’étable

Laurent Rochat exploite, avec sa sœur et son beau-frère, une ferme laitière de 150 vaches en lactation et cultive 600 ha. Son fils, qui vient de terminer une technique à l’ITA, est également impliqué dans l’entreprise. Tout comme les autres entrepreneurs interviewés pour cette édition de l’Indice Orange, M. Rochat ne se voit pas nécessairement comme un innovateur : il aime simplement essayer de nouvelles choses, tenter de faire mieux. En s’entourant de bons partenaires qui facilitent les tests, en les mettant d’abord en place à petite échelle, pour ne pas risquer de mettre en péril la santé financière de l’entreprise, M. Rochat essaie, et observe…

Ce qui les intéresse particulièrement depuis plusieurs années ? Augmenter la qualité nutritionnelle des fourrages, tout en maintenant des rendements élevés, pour garder les coûts de production le plus bas possible. Ils ont testé différents hybrides de maïs, ensilage et à deux fins, pour trouver ceux qui répondent le mieux à leurs besoins, et utilisent depuis 10 ans des fongicides afin d’améliorer la santé des plants et la qualité de l’ensilage. Mais même après tout ce temps, M. Rochat fait encore des tests et compare, il veut pouvoir valider, s’assurer du retour sur l’investissement. Les traitements de phytoprotection sont d’ailleurs toujours faits après une analyse des risques et seulement s’ils sont nécessaires, et rentables.

Des vidéos sur les réseaux sociaux, aux journées de formation durant l’hiver, en n'oubliant pas les échanges avec ses conseillers et les autres membres du club agroenvironnemental dont il est le président ; M. Rochat s’inspire pour améliorer la gestion des prairies. L’automne dernier, ils ont d’ailleurs tenté l’implantation d’une nouvelle prairie sur un retour de blé, sans contrôler la repousse, en souhaitant que celle-ci soit suffisante pour capter la neige et protéger la luzerne. Ils travaillent aussi sur le choix des variétés et sur l’optimisation d’une régie à 4 coupes.

La diversification de la rotation est un bon coup des dernières années : pour optimiser l’utilisation des fumiers, faciliter le contrôle des mauvaises herbes, mais aussi pour maximiser chaque hectare. Ainsi, il est possible d’ensiler de l’avoine avant de semer les haricots, de faucher de l’avoine/pois semée après la récolte du blé, ou encore de soigner les animaux avec le trèfle intercalaire…

Pour M. Rochat, il est important de prendre le temps de faire des essais ; de partager les réussites, mais aussi les ratés, qui sont tous formateurs !


L’innovation sous toutes ses formes

L’an dernier, nous avions choisi de souligner l’importance de la relève en agriculture dans notre édition de janvier.


Se diversifier et se renouveler

Depuis ses débuts en agriculture, Benoit Hervieux a eu un parcours assez mouvementé. En 1994, il débute la culture du


L’innovation de père en fils

Chez les Gauthier, l’innovation est une façon d’être ; on dirait presque qu’elle fait partie de leur code génétique. Ça


Réinventer la mise en marché de proximité

Sur la ferme Gérard Beauchemin, l’innovation a un nom : Domaine Vinéterra. Ce domaine, c’est le projet d’Isabelle


Conservation et durabilité

Détenteur d’un bac en agroéconomie de l’université Laval, Louis-Éric Trépanier représente la 4e génération à s’impliquer