La relève des Agrocentres mise sur l’innovation et la collaboration

Avec l’arrivée de plusieurs nouveaux actionnaires au sein de son réseau, un véritable vent de changement souffle sur les Agrocentres. L’heure est à l’innovation et au partage de connaissances.

« Nous sommes des early adopters. Nous ne suivons pas le courant, nous le dessinons », lance d’emblée la directrice des ventes à l'Agrocentre Technova, Marie-Andrée Noël, agronome. C’est pourquoi, selon elle, les Agrocentres continueront la transition vers des méthodes de production plus écologiques, que ce soit en couvert végétal, en travail de sol ou en agriculture de précision. Et l’arrivée de jeunes actionnaires donne un nouvel élan à ces projets d’innovation. 

« On cherche toujours à s’adapter aux nouvelles attentes des consommateurs et à faire un travail de sensibilisation auprès des producteurs », ajoute son collègue, agronome et copropriétaire de l’Agrocentre Farnham, Jean-François Lemoine. Son équipe utilise et favorise l'introduction de nouvelles technologies tels les drones et la plateforme numérique AgConnexion, et ce depuis 2017. « On était dans les premiers à les utiliser », s’enthousiasme-t-il.

Convaincus que les Agrocentres demeureront des leaders du domaine agricole, l'agronome Miguel Provost et son équipe de l’Agrocentre St-Hyacinthe continueront de supporter la croissance des fermes en appuyant les producteurs agricoles dans les différents défis que présentent les productions végétales, tout en soutenant les méthodes écoresponsables. « Le secteur agricole est mal connu du grand public, déplore le nouvel actionnaire. Les agriculteurs devront continuer de valoriser leur travail et nous sommes un partenaire incontournable pour qu’ils atteignent cet objectif. »

Partage d’expertise

Selon Jean-François Lemoine, qui s’est joint à l’Agrocentre Farnham il y a neuf ans, la nouvelle énergie apportée par la relève témoigne d’un désir de cohésion au sein du Réseau. Même son de cloche du côté du directeur et vice-président de l’Agrocentre Lanaudière, Philippe Pelletier, CPA, CGA, qui croit que le partage de l’expertise entre les différents centres permet au Réseau des Agrocentres d’être plus fort.

« Nos collègues peuvent nous partager des informations pertinentes en grandes cultures et nous pouvons leur en apporter beaucoup en ce qui concerne les productions maraîchères », ajoute Frédéric Gagnon, agronome, lui aussi nouvellement actionnaire dans l'entreprise.

Pour Marie-Andrée Noël, échanger et partager ses connaissances pour faire avancer la production végétale comptent parmi les priorités d’affaires des Agrocentres. À ses yeux, il est primordial de côtoyer des fournisseurs, des collègues et des experts de l’agriculture, provenant d’un peu partout au Québec et au Canada, avec des visions et des techniques différentes. Cette culture de partage des connaissances au sein du Réseau Agrocentre facilite grandement le transfert vers la jeune génération d’actionnaires. Pour le directeur général de l’Agrocentre Fertibec, Christian Blanchard, agronome, il est important que le transfert des connaissances et des responsabilités s’étale sur plusieurs années pour pouvoir compter sur l’appui, l’expertise et la présence de l’ancien propriétaire. « On ne tombe pas actionnaire du jour au lendemain. C’est un processus conjoint. C’est important de prendre confiance en soi pour mener les dossiers à terme et ça facilite l’acceptation des employés. »

Ici pour rester

Au cours des dernières années, des acquisitions, une fusion, des investissements en partenariat ont eu lieu, et les actionnaires des Agrocentres sont toujours à l'affût de nouvelles opportunités. Toutefois, à travers tout ce vent de changement qui souffle sur les Agrocentres, la proximité avec les clients demeure une priorité. « Nous voulons faire cheminer notre vision du champ jusqu’à la direction de l’entreprise pour répondre aux besoins des clients », indique Miguel Provost de l’Agrocentre St-Hyacinthe.

Pour Heather Realffe, actionnaire à l'Agrocentre Farnham, le fait que les propriétaires soient sur place, qu'ils s'impliquent dans les tâches quotidiennes, autant avec les employés qu'auprès des clients, est un avantage qui les distingue de la compétition. Elle croit d'ailleurs que c’est ce modèle d'affaire qui va prédominer dans les prochaines années ; que les nouveaux producteurs, surtout les plus progressistes, apprécient la proximité avec les propriétaires et les conseillers des agrocentres, ainsi que la qualité des conseils qu'ils reçoivent.

« Les Agrocentres ont un bon nom sur le terrain. On dit que nous sommes près des gens », souligne pour sa part Caroline Turcotte, T.P., conseillère et actionnaire à l'Agrocentre Lanaudière.

Pour Marie-Andrée Noël, la fleur orange est là pour rester. « Dans plusieurs années, nous serons toujours là pour accompagner et conseiller les agriculteurs, conclut-elle. Nous nous serons adaptés aux nouvelles réalités, car nous sommes vifs et ouverts d’esprit comme gestionnaires. »

Des parcours variés, une même passion

La plupart des nouveaux actionnaires ont un parcours traditionnel, ayant poursuivi des études collégiales ou universitaires en agronomie ou dans un domaine connexe. D'autres, comme Philippe Pelletier et Heather Realffe, ont pour leur part étudié en comptabilité avant de joindre les rangs du Réseau Agrocentre. Certains ont grandi sur une ferme, ou en possède une, quelques-uns travaillent à l'Agrocentre depuis leur début alors que d'autres ont un riche parcours d'expériences professionnelles variées derrière eux. Cette diversité est une richesse, puisque les atouts des uns complètent les forces des autres, et que le partage des connaissances et des expériences de chacun profitent à tous en bout de ligne. Les nouveaux actionnaires des Agrocentres ont toutefois tous un point commun : une passion véritable pour l’agriculture.

L’importance de la relève

La relève, dans les Agrocentres comme à la ferme, est essentielle pour assurer la pérennité de l’entreprise. « Il faut encourager la nouvelle génération à s’impliquer. Si on est passionné par l’agriculture, c’est un environnement de travail plus que motivant. On fait beaucoup d’heures, mais on tient aussi à trouver des solutions pour améliorer la conciliation travail-famille », assure Jean-François Lemoine.

C'est dans un esprit familial que les employés évoluent au sein du Réseau. Les conseillers sont formés à l'interne, sont bien encadrés et peuvent facilement échanger entre eux, d'un Agrocentre à l'autre. La force du Réseau repose en grande partie sur leur dévouement, leur implication et leur professionnalisme. Il y a certainement plusieurs futurs actionnaires potentiels parmi eux, c'est donc avec confiance que les Agrocentres se tournent vers l'avenir !


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