Fongicide et biostimulant : un match parfait !

Est-ce qu’il est nécessaire, et rentable, d’appliquer des fongicides en grandes cultures ? La question se pose, mais la réponse ne peut pas se résumer à un oui ou un non…. Vous devrez poursuivre votre lecture pour forger votre opinion sur le sujet !

Les fongicides sont généralement utilisés de manière préventive, pour limiter l’infection des feuilles ou des grains des cultures par différentes maladies fongiques. Contrairement à d’autres produits de phytoprotection, on ne peut donc pas attendre de dépister le ravageur avant d’intervenir.

En partant du principe que l’application d’un pesticide ne permet pas d’augmenter la production, mais plutôt de protéger le potentiel de rendement de la culture, la rentabilité du fongicide dépend donc beaucoup du potentiel de rendement initial, et du niveau de risque auquel la culture fait face. Ainsi, on devrait choisir de protéger en premier les champs à fort potentiel, et où les facteurs de risque sont plus présents. Parmi ces facteurs aggravants, il y a la sensibilité des variétés ou hybrides semés. Le guide du RGCQ ainsi que les guides de semis des semenciers indiquent les cotes de sensibilité des cultures aux différentes maladies ainsi que les réponses aux fongicides foliaires. La régie de culture a également un impact : la présence de résidus au sol et le précédent cultural peuvent augmenter la quantité de spores à la surface du champ et du même coup, le potentiel d’infection. Dans le soya, l’espacement des rangs et la fertilité du sol influencent le risque de développement de la moisissure blanche (Sclerotinia sclerotiorum). Évidemment, l’historique de maladie est définitivement un facteur de risque, tout comme les conditions météo. En effet, la température et l’humidité relative influencent grandement le développement des champignons en général et leur potentiel de contamination. Un modèle prévisionnel qui tient compte des prévisions météorologiques existe d’ailleurs pour évaluer le risque de fusariose dans le blé, et un autre est en développement pour la sclérotiniose dans le soya.

Nos observations, et de nombreuses recherches, démontrent que dans les cultures de blé et de maïs, l’application d’un fongicide pour protéger la feuille étendard, et/ou au moment de la floraison, se traduit presque assurément par une augmentation de rendement et une baisse du taux de toxines dans les grains (DON) par rapport au témoin non-traité. Si on choisit d’appliquer un fongicide, certaines mesures doivent être mises en place pour assurer au traitement un maximum d’efficacité. Une bonne couverture des plants, et l’utilisation d’un volume d’eau adéquat est primordial. Certains adjuvants, comme le MasterLock, permettent également une meilleure pénétration du fongicide jusqu’à la base des plants, en plus de réduire la dérive. Le stade d’application est également d’une grande importance ; assurez-vous de respecter les instructions à l’étiquette du produit et les recommandations de votre conseiller.

Au cours des dernières années, nous avons également testé l’ajout de biostimulant en mélange avec le fongicide, dans le blé, le soya ou le maïs. Il semble définitivement exister une synergie positive entre le Stimulagro, un biostimulant à base d’extraits d’algues, et les fongicides. Le Stimulagro maximise la croissance et la capacité photosynthétique des plantes, et réduit les impacts des stress. Le fongicide garde le feuillage en santé et empêche la sénescence prématurée des tissus, et le biostimulant accroît leur activité photosynthétique, donc la production d’énergie par la plante, qui se transforme ensuite en rendement. Il est alors logique d’obtenir un avantage en combinant leur utilisation !

Vous avez peut-être l’impression que la réponse à notre question de départ n’est toujours pas claire ? Dans ce cas, n’hésitez pas à en discuter avec votre conseiller Agrocentre qui sera en mesure d’évaluer avec vous le pour et le contre, et d’analyser quels moyens de lutte ou de prévention sont les mieux adaptés à votre situation.


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Le Markdown

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