Les maladies du soya

Des symptômes tels que le jaunissement du feuillage, un retard de croissance, des tissus nécrosés, le dessèchement des plants, du mycélium blanc cotonneux, ou des taches sur les feuilles sont souvent observés dans les champs de soya. Un dépistage rigoureux permettra d’en trouver la cause, d’évaluer les pertes potentielles et de déterminer le meilleur moyen pour corriger la situation. Plusieurs pathogènes sont présents au Québec et certains peuvent causer des dommages importants à la culture. Voici quelques maladies à surveiller dans le soya puisqu'elles peuvent entraîner des pertes économiques.

La maladie la plus redoutable observée ici est certainement la moisissure blanche (Sclerotinia). Elle est facile à reconnaître par son mycélium blanc qui se développe habituellement sur le bas des tiges et par les plants bruns et secs qui sont visibles dans les champs atteints. Sournoise, elle affecte la plupart du temps les champs au feuillage abondant, dont les plants sont bien développés et couvrent bien le sol. Les plus beaux champs de soya sont donc les plus à risque. La présence du pathogène dans le sol, un couvert végétal dense et des conditions humides durant la floraison : voici les conditions propices au développement de la maladie. Une régie de culture appropriée permettra d’en diminuer l’incidence mais l’utilisation d’un fongicide s’avère efficace dans les champs à risque lorsque les conditions favorables sont présentes.     

Les maladies racinaires sont aussi fréquentes et peuvent causer des pertes de population importante. Plusieurs champignons sont impliqués dans ce que l’on appelle la fonte des semis. Ils s’attaquent aux plantules qui finissent par pourrir. Phytophthora sojae est l'un d'entre eux, bien qu'il puisse aussi affecter les plants de soya et causer des dommages tout au long de la saison. Le traitement de semence Vibrance Maxx permet un bon contrôle tôt en saison mais pour éviter les dommages sur toute la période de croissance, l’utilisation de variétés contenant un gène de résistance ou une tolérance naturelle au phytophthora est recommandée, combinée à des travaux permettant un bon égouttement et réchauffement du sol, ainsi qu’ à une bonne rotation des cultures.

La brûlure phomopsienne, difficile à dépister en début de saison, peut causer des pertes de rendement, et surtout, de qualité des grains. Le champignon qui cause cette maladie survit sur les résidus de cultures contaminées. L’infection se fait habituellement tôt en saison lorsque les conditions sont propices et les symptômes apparaissent plus tard, au stade reproductif. Les conditions pluvieuses et humides durant le remplissage des gousses favorisent le développement de la maladie. À maturité, les tiges deviennent grisâtres et fragiles, certains grains craquelés et ridés peuvent se trouver à l’intérieur des gousses. La pression de la maladie peut être diminuée par certaines pratiques culturales. L'utilisation d’un fongicide foliaire entre les stades R3 et R5 peut aussi limiter l’infection des grains et améliorer la qualité des semences.

Bien que peu nombreuses à causer des dommages importants et à grande échelle dans le soya, les maladies sont tout de même présentes et un dépistage permet de les identifier et de mettre en place des mesures pour réduire leur incidence.


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