
Soya - Il ne manque certes pas d’oléagineux sur le marché en ce moment (stocks en surplus de 5.5 à 6 Mt au moment d’écrire ces lignes à la fin février), alors que la demande est constante. Le rythme de commercialisation plutôt lent au Québec cet hiver et la nouvelle récolte brésilienne qui fut bonne, ne laissent pas présager une hausse du prix à court terme. Les intentions d’ensemencement aux États-Unis, dévoilées à la fin mars, alors que cet article chemine jusqu’à vous, et celles de Statistiques Canada, qui doivent sortir le 27 avril, vont être particulièrement intéressantes cette année selon moi. Est-ce que le soya gardera malgré tout la première place, ou assisterons-nous à un retour en force du maïs ?
Maïs-grain - L’ambiance de travail est assez tranquille, les prix offerts aux producteurs n’ont pas été très vigoureux cet hiver, le printemps s’annonce un peu mieux, mais sans plus. Il y a ,par contre ,déjà des offres pour l’hiver 2019 ; sur le long terme, certaines occasions intéressantes peuvent se présenter.
Blé - Le marché est stable, avec des prix quand même intéressants. Cependant, la récolte de blé d’automne aux États-Unis commence sous peu, et malgré le peu de précipitations cet hiver, le mois de mars a pu changer la donne. C’est à suivre !
La tendance baissière du dollar américain des derniers mois participe aussi à maintenir les prix à peu près au neutre, et il est difficile de prévoir comment tout ça évoluera. Votre meilleure stratégie demeure de contrôler ce sur quoi vous avez du pouvoir : tenter d’optimiser vos rendements, et connaître vos coûts de production, savoir jusqu’où vous pouvez aller.